Fiche pays Panama

Panama

Intitulé officiel du pays : Panama
Capitale : Panamá
Superficie : 78 200 km²
Population : 3 292 693 d’habitants
Peuples et ethnies : Espagnol (77,7 %), moins d’une dizaine de langues amérindiennes
Langues : Espagnol
Religions : Les Panaméens bénéficient d’une totale liberté du culte, bien que la religion officielle du Panama soit la religion catholique, suivie par les religions protestantes, le Judaïsme, l’Islam, le Bouddhisme…
Institutions politiques : République
Président : Ricardo Martinelli
Monnaie : Balboa


Histoire

L’histoire du Panama commença dès le début du 16e siècle, alors que le territoire fut colonisé par l’empire espagnol qui y entreprit la construction de routes marchandes destinées à la circulation de l’or et l’argent issus du Pérou. Autrefois compris dans la vice-royauté du Pérou puis rattaché à la dépendance de Nouvelle-Grenade, le territoire fut repris par la Grande-Colombie après la séparation de l’Espagne en 1821, ce qui mit fin à 320 ans de colonisation.

Une alliance d’indépendantistes, discrètement financée par les USA, déclara le retrait de Panama de la Colombie en novembre 1903. En même temps, elle annonça la domination des États-Unis sur le canal de Panama à travers un accord à perpétuité qui entra en vigueur dès 1903. À noter que le canal de Panama, construit depuis 1881 sous l’initiative de Ferdinand de Lesseps, fut inauguré en 1914.
En France, ce projet de construction se répercuta à travers un grand scandale politico-financier.

Par ailleurs, cette nouvelle république connut des régimes plus ou moins totalitaires qui cessaient d’être hantés par de nombreux troubles socio-politiques.
En 1978, l’accord sur la région du canal (sous les Traités de Torrijos-Carter) fut révisé par le général Omar Torrijos. À la mort de ce dernier en 1981, le général Manuel Noriega, commandant de la garde nationale et ancien élément de la CIA, entreprit de contrôler le pouvoir en adoptant une politique à la fois populiste, nationaliste et très anti-américaine. En juillet 1987, les Etats-Unis tentèrent d’extrader Noriega pour trafic de drogue, avant de soumettre le Panama à des sanctions économiques sévères. Malgré une forte opposition civile, Noriega fut maintenu au pouvoir en acceptant l’offre du Japon qui était aussi intéressé par la construction d’un nouveau canal. Cette situation fut cependant interrompue par sa capture, lors de l’opération Just Cause, initiée en décembre 1989 par l’armée américaine. Noriega fut remplacé par Guillermo Endara, son rival lors des élections présidentielles de 1989, annulées d’ailleurs par le général.

Le canal de Panama fut réattribué au pays le 31 décembre 1999 après la signature des Traités de Torrijos-Carter. En 2006, les autorités panaméennes ont initié un projet d’agrandissement du canal pour permettre une meilleure compétitivité sur le transbordement.


Géographie

Situé en Amérique centrale, le Panama est entouré par la mer des Caraïbes, l’océan Pacifique, la Colombie et le Costa Rica.
Traversé par le canal de Panama, le Panama est d’une superficie de 75 517 km², ce qui équivaut à près du dixième du territoire chilien, ou encore à 0,15 fois la superficie de la France. L’emplacement géographique du Panama est stratégique, car il permet de relier l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud dans cette partie du Pacifique.

En outre, le pays est traversé par un canal interocéanique de 79,6 km de long. Trois grands ouvrages hydrauliques composent ce long canal dont l’écluse de Miraflores avec deux chambres inversées, l’écluse de Pedro avec une seule chambre et celle de Gatún avec trois chambres dénivelées. Cet emplacement stratégique permet de rallier en bateau l’océan Pacifique depuis la mer des Caraïbes (océan Atlantique) et inversement, le tout sans contourner l’Amérique du Sud par le sud du Chili et sans avoir besoin d’un tour du monde. L’existence du canal offre, bien évidemment, un gain de temps considérable pour les transporteurs maritimes (dont le trajet dure habituellement entre huit à dix heures).

La construction du canal a commencé en 1881. Ce projet, réalisé sous l’initiative française à la suite du succès du canal de Suez, a été cependant interrompu en 1888 par des difficultés financières de la Compagnie universelle exploitant le canal. À la suite de la reprise des travaux, ce n’est qu’en 1914 que le canal reprend son activité. C’est alors le SS Ancon est le premier navire à passer le canal.
En dépit de l’obtention de l’indépendance du Panama signée avec la Colombie en 1903, les États-Unis parvinrent à s’approprier l’exploitation des droits du canal sur une dizaine de kilomètres. Effectivement, les travaux ont repris sous la pression américaine qui a d’ailleurs favorisé la révolte panaméenne à l’endroit de la Colombie.
En 1978, le Panama a repris le contrôle de la concession avec l’aide du général Omar Torrijos au pouvoir.


Economie

Le Panama est sans nul doute la plus forte puissance économique d’Amérique centrale. Bien évidemment, son incroyable essor économique découle de l’importance du canal de Panama dans la région d’Amérique centrale. Par ailleurs, la ville de Panama est le plus important centre financier d’Amérique centrale. De plus, l’estimation du PIB par habitant du Panama (6 406 dollars en 2008) place le pays au cœur de l’économie de la région. En outre, 26,8 % du PIB panaméen en 2018 a été consacré à l’investissement, tandis qu’à l’éducation a été alloué 3,8 % du produit intérieur brut. En revanche, l’état n’injectait que 1 % de son PIB en 2008 pour son département militaire.

Le secteur des services occupe une place importante dans l’économie du Panama. Les principales activités économiques incluent les services financiers, le tourisme et le commerce. De son côté, le secteur primaire panaméen produit entre autres des bananes et autres fruits, du riz, du maïs, du sucre de canne, du bétail, des légumes, du bois de construction et des crevettes.

En revanche, les ressources naturelles sont limitées au cuivre et à l’or. Tous les ans, plus d’un million de tonnes de bananes sont produites au Panama. En 2008, près de 30 % des terres panaméennes sont à vocation agricole, tandis que 7,36 % des terres sont fertiles. Sur le secteur secondaire, les industries les plus innovantes du Panama résident dans l’exploitation des matériaux de construction et des matières premières, dont le ciment, la conception de mobilier, l’industrie alimentaire, les produits laitiers, le raffinage de sucre, l’industrie textile, les produits pétroliers et chimiques, la papeterie et l’impression.

C’est la restitution de la région du canal de Panama, depuis 1999 contrôlé par les USA, qui a favorisé le lancement de nouveaux projets. Panama figure alors parmi les destinations les plus accueillantes d’Amérique centrale. En octobre 2006, un référendum a été organisé pour renforcer la compétitivité des Panaméens face à l’arrivée des marchandises étrangères. L’ACP, responsable de la gestion du canal, se veut optimiste face aux retombées économiques générées par le canal. En outre, l’extension à un jeu de trois écluses a été choisie pour répondre à la croissance du trafic de containers et au flux incessant des navires. Par conséquent, ce projet d’extension offre aux bateaux à fort tirant d’eau et à grand tonnage un gain de temps considérable et des marges de bénéfices plus importantes.

Du côté panaméen, cette extension à trois écluses génère près de 40 000 emplois directs et indirects, ce qui permettra à la population panaméenne, dont 40 % reste sous le seuil de pauvreté, de profiter des mêmes retombées économiques. Côté investissements, les bailleurs de fonds pourront facilement tirer parti des opportunités stratégiques, notamment en recherchant des taux d’imposition plus faibles et en exploitant une zone franche plus propice à leur épanouissement. Par ailleurs, le succès de ce projet a conduit les autorités panaméennes à initier un troisième élargissement. Comme toujours, ce dernier programme a pour vocation de répondre à la hausse du trafic et de maximiser la compétitivité du canal.


La Culture

Au Panama, bien que l’espagnol soit la seule langue officielle, de nombreuses personnes parlent également l’anglais.
La colonisation espagnole a favorisé la conversion des Panaméens indigènes et noirs au christianisme, une religion encore omniprésente dans le pays. Cependant, les cultures indigène et africaine existent toujours au Panama, à ne citer que les nombreuses danses d’origine africaine qui agrémentent les soirées panaméennes.
Par ailleurs, les Panaméens organisent chaque année un rendez-vous immanquable pour les amateurs de culture africaine : le carnaval d’une semaine qui se termine la veille du premier jour de carême.


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