Fiche pays Costa Rica

Costa Rica

Intitulé officiel du pays : Costa Rica
Capitale : San José
Superficie : 51 100 km²
Population : 4 947 490 habitants
Peuples et ethnies : La population du pays est en très grande partie d'origine espagnole. Il existe tout de même de nombreuses ethnies au Costa Rica. Vous y rencontrerez par exemple des Cabécar, des Maléku ou peuple Guatuso, des Bribri (appelés aussi Chirripó) et également des Brunca.
Langues : L’espagnol américain standard est parlé par les Costa Ricains qui emploient de plus des formules de politesse pour communiquer avec les étrangers. Ils recourent également à des formations amicales dans leur usage de la langue. Le bribi fait partie des langues parlées par les Costa Ricains.
Religions : Les Costa Ricains se proclament formellement catholiques. Néanmoins, ils ne suivent pas exactement les lois de l’Eglise. D’ailleurs, le pays est composé de plusieurs petits groupes qui associent à la religion catholique des pratiques occultes et ancestrales d’origines africaine et amérindienne. La Virgen de los Angeles, appelée aussi Negrita, est le plus grand symbole du catholicisme dans le pays.
Institutions politiques : République
Président : Carlos Alvarado
Monnaie : Colon


Histoire

Les Amérindiens occupent le Costa Rica depuis environ 5 000 ans avant notre ère sans pour autant être le plus grand peuple en termes de population. Le peuple maya par exemple était plus nombreux qu’eux. Les pionniers du Costa Rica ont repoussé les attaques des conquistadors et des missionnaires espagnols, mais n’ont pas pu lutter contre les épidémies qui frappèrent la région. Certains ont dû d’ailleurs quitter la région pour des terres plus hospitalières. Cette situation explique le faible taux d’autochtones vivants actuellement dans le pays.


La période coloniale

Selon les historiens, Christophe Colomb accosta sur les côtes costaricaines en 1502 près de Puerto Limón. Il baptisa la région « Huerta » qui signifie potager. Les Espagnols conquirent la région plus tard, après avoir essuyé de nombreux revers face aux braves Amérindiens. Les maladies tropicales rendirent la tâche encore plus difficile.

Ce n’est qu’en 1561 que Juan de Cavallón réussit une première expédition colonisatrice. Il fut succédé un an plus tard par Juan de Coronado qui fonda Cartago dans les hauteurs. Les montagnes offraient de meilleures conditions de vie. Il donna à la région le nom Costa Rica ; ce nom signifie « la côte riche ». Le Costa Rica fut placé à partir de 1570 sous la capitainerie générale du Guatemala. En raison de la grande distance avec le Guatemala et de son supposé manque de richesse, la région s’est développée seule sans grande intervention extérieure. Les villes de Heredia, San José et Alajuela furent fondées respectivement en 1717, 1737 et 1782.

Les épidémies amenées par les colonisateurs firent de nombreuses victimes dans le rang des autochtones. Les autorités espagnoles décidèrent de laisser les indigènes se développer à leur manière puisque ces derniers n’étaient qu’une minorité. La plupart des Européens fuyaient la région. Les Européens présents n’avaient pas les moyens d’acheter les esclaves noirs d’Afrique. Ils firent alors venir un certain nombre d’esclaves de la Jamaïque. L’espagnol fut imposé comme langue unique dans l’administration coloniale.


L’indépendance

En 1821, l’Amérique centrale réussit à gagner sa liberté. Le Costa Rica intégra pendant un temps l’empire mexicain d’Agustín de Iturbide. Celui-ci fut renversé par l’officier Santa Anna qui institua la République du Mexique en 1824. De 1824 à 1838, le Costa Rica fit partie des cinq Etats de la Fédération des Provinces-Unies de l’Amérique centrale. Cette fédération fut fondée par Simon Bolivar. Le Costa Rica proclama son indépendance en 1838. La culture du café connut une forte croissance en 1843. Les villes de San José, Heredia, Cartago et Alajuela cherchèrent à obtenir le contrôle du pays. Ce fut finalement San José qui obtint la suprématie. Un régime démocratique qui se transforma en dictature fut instauré. En 1859, le régime dictatorial fut remplacé par un régime libéral et l’instruction fut déclarée gratuite et obligatoire. Cette réforme fut instaurée par les autorités qui désiraient que chaque citoyen puisse compter, écrire et lire.

Sous la gouvernance de Tomás Guardia (1870-1882), de grands investissements étrangers furent accordés au pays dans les chemins de fer et les équipements publics. La culture du café connut une croissance plus importante au point de devenir un grand produit d’exportation. Les exportations de café et de bananes, réalisées par le biais des chemins de fer reliant San José à Puerto Limón, conduisirent à la prospérité et à l’explosion démographique du pays en 1878. Le pays devint par la suite plus dépendant des marchés et investissements étrangers, ainsi que de la langue anglaise, avec l’installation de la compagnie américaine United Fruit Company de l’homme d’affaires américain Minor C. Keith.

Le Costa Rica fut souvent comparé à la Suisse en raison de sa prospérité économique.

Le climat politique costaricain était plus agréable que dans les autres pays de l’Amérique latine, car les dirigeants étaient élus démocratiquement. Il y eut cependant de brèves périodes de dictature comme celles de Federico Tinico de 1917 à 1919 et de la junte de José Ferrer en 1948. José Ferrer institua une constitution libérale et permit aux femmes et aux personnes noires de voter. Il mit fin à la réélection immédiate en tant que président et dissout l’armée. Cette situation inhabituelle permit de diminuer les dépenses nationales, mais conduisit à une forte dépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

Le Costa Rica garda son statut de pays le plus démocratique de la région d’Amérique latine. Le PLN (Parti de Libération Nationale) dirigé par José Ferrer fut pendant longtemps le plus grand parti du pays. José Ferrer fut élu président une première fois de 1953 à 1958 et une autre fois de 1970 à 1974. Il est compté parmi les plus grands personnages de l’histoire costaricaine. Il mourut en 1990.

Au début des années quatre-vingt, la forte croissance démographique du pays contribua à la croissance économique. Le PLN reprit le pouvoir en 1982 avec l’élection de Luis Alberto Monge Alvárez à la tête du pays. Óscar Arias Sánchez (PLN aussi) succéda à Luis Alberto en tant que président de 1986 à 1990. Il tenta d’établir la paix et la stabilité politique en Amérique centrale.
Ses efforts pour régler les conflits armés qui sévissaient en Amérique centrale lui valurent le prix Nobel de la paix en 1987. Il refusa de soutenir par exemple les Etats-Unis dans la guerre civile du Nicaragua. Rafael Angel Calderón du parti Unité sociale chrétienne devint président en février 1990. Il est remplacé en 1994 par José-Maria Figueres.
En 1998, Miguel Angel Rodríguez prit le pouvoir et se lança dans une guerre contre la corruption et la délinquance. Il s’attela aussi à diminuer l'emprunt national et l’augmentation du prix des marchandises. Abel de la Espriella du parti l’Unité sociale chrétienne fut ensuite élu comme président de 2002 à 2006.


Géographie

Situé en Amérique centrale, le Costa Rica a pour frontière nord le Nicaragua et pour frontière sud le Panama. Le pays est aussi bordé par le Pacifique à l’ouest et l’Atlantique à l’est. Les péninsules de Nicoya et d’Osa sont respectivement situées au nord et au sud du littoral caribéen (région de l’Atlantique).
Une chaîne de montagnes traversant le territoire costaricain du nord-ouest au sud-est forme une vallée fertile de 3 000 km2 au centre du pays. Ce regroupement de montagnes s’étendant du nord au sud est constitué de trois parties. La première partie est appelée la Cordillera de Guanacaste, la deuxième porte le nom de la Cordillera de Volcanica Central et la troisième est connue sous le nom de Cordillera Talamanca.
De nombreux cours d’eau descendent des montagnes pour irriguer et rendre fertiles les plaines côtières.


Economie

L’agriculture est au centre de l’économie du pays. La culture du café est le socle de cette économie, car elle génère une grande partie des revenus nationaux. Le sucre, la banane et la viande issue de l’élevage constituent d’autres sources de revenus.
Chaque année, un million de touristes visitent la nation costaricaine, contribuant ainsi au développement du secteur touristique. Le gouvernement a investi d’énormes capitaux au cours des années 1990 afin valoriser les atouts naturels nationaux. Au cours des années 1980, le Costa Rica a dû solliciter l’aide d’institutions financières comme la Banque mondiale et le FMI dans le but de réduire la dette extérieure du pays.


La culture

Le Costa Rica est le carrefour de deux grandes cultures d’Amérique. Le pays fut influencé au nord par la culture maya, tandis que le centre et le sud ont été influencés par les Chibcha. Les esclaves africains colonisèrent la côte atlantique du pays au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Un grand nombre de Chinois, venus travailler dans la construction des voies ferrées, s’y installèrent aussi au cours de la même période que les esclaves africains. Ces différentes migrations vers le pays sont à l’origine de la grande richesse qu'offre la culture nationale.


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